La médiathèque Jean Vautrin devient ambasssadeur de l’Office de Tourisme Sauternes Graves Landes Girondines

Horaires d’ouverture pour consultation de la documentation

Mardi 14 h à 18 h 30
Mercredi 9 h à 12 h 30 – 14 h à 18 h 30
Vendredi 9 h à 12 h 30 – 14 h à 18 h 30
Samedi 9 h à 13 h – 14 h à 17 h

Horaires d’été : Mercredi 9 h à 12 h – 14 h à 18 h / Vendredi 14 h à 18 h 30 / Samedi 14 h à 17 h

 

Office de Tourisme Sauternes Graves Landes Girondines :

tourisme-sud-gironde.com

Tel : 05 56 63 68 00

 


Boucle de Mauriac (Randonnée)

 

Sur les pas de François Mauriac, découvrez le pays paroupian, riche des témoins de son passé industriel, de la parure monumentale de son bourg et de la grande diversité de son patrimoine rural. Randonnée de 8.6 kms. Plan du circuit ici : fr.calameo.com/read/0002587134e224f4f9041.

 


Forêt d’Art Contemporain

 

Née d’une dynamique commune, au cœur du massif forestier des Landes de Gascogne, autour de trois opérateurs culturels du territoire : l’association Culture et Loisirs de Sabres, l’association des Floralies de Garein et le Parc naturel régional des Landes de Gascogne (Écomusée de Marquèze) proches géographiquement et partageant les mêmes valeurs, La Forêt d’Art Contemporain a pour objectif depuis 2009 de créer en milieu rural un véritable outil de production et de diffusion d’art contemporain sous la forme d’un itinéraire régional.

Par l’accueil d’artistes, la présentation de leur travail, la production d’un itinéraire d’œuvres en extérieur, ce projet participe pleinement à l’aménagement culturel du territoire du Parc naturel régional des Landes de Gascogne et suscite un nouveau regard sur l’environnement en question.
La Forêt d’Art Contemporain s’inscrit dans une démarche professionnelle, via le recrutement de commissaires artistiques aux compétences reconnues et d’artistes professionnels, dans un esprit de partage engendrant la construction progressive du sens, au rythme de l’implantation des œuvres. Actuellement — et ce jusqu’en 2018 — cette mission de commissariat est assurée par Jean-François Dumont : tour à tour galeriste, enseignant et à ce jour directeur de l’École Supérieure d’art des Pyrénées.

Avec vingt et une œuvres installées dans le territoire gascon ainsi qu’une dizaine de projets en cours, ce chantier engagé par La Forêt d’Art Contemporain met en jeu, au-delà de la construction d’une destination de tourisme de culture, un enrichissement progressif de l’espace de vie quotidien des habitants des Landes.

L’itinéraire se trace au fur et à mesure que La Forêt d’Art Contemporain grandit et se construit. Nous vous invitons à découvrir les œuvres déjà présentes sur le territoire du Parc naturel des Landes de Gascogne, vous permettant ainsi de sillonner à travers bois, chemins, routes et communes telles que Biganos, Mont-de-Marsan, Commensacq, Brocas, Sabres et encore bien d’autres !

Téléchargez le document et partez à la découverte des œuvres !

Découverte du patrimoine paroupian

 

Téléchargez ici le plan et les informations pour une visite de la ville.

Environ 5 kms, prévoir 1h30 à 2h00

La boucle peut-être rallongée pour se rendre, à pieds ou en voiture, dans les quartiers de Jouanhaut et Lassus.

 

Eglise (inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques)

La paroisse de Saint-Symphorien est citée dès le XIIIe siècle ; elle fait partie de l’archiprêtré de Cernès et est rattachée à l’évêché de Bordeaux. Le territoire de la paroisse est également sous l’autorité des seigneurs d’Albret.

Cette église de style gothique est constituée d’une abside polygonale, une nef centrale et deux bas-côtés. La nef centrale est couverte de voûtes d’ogives quadripartites, tandis que des voûtes sexpartites sont jetées sur les collatéraux.

Sur un contrefort massif de la chapelle sud, des armoiries écartelées, aujourd’hui presque effacées, font référence aux familles de France et d’Albret. Il s’agit peut-être de celles d’Albret, évêque de Bazas entre 1504 et 1520, qui aurait contribué à la construction de l’église au début du XVIe siècle. Au milieu du XIXe siècle, les bas-côtés sont prolongés vers l’est pour former deux collatéraux, dont la dernière travée est voûtée par des ogives à six branches, d’une manière identique à celle des bas-côtés.

La façade est également refaite vers la fin du XIXe siècle. Le clocher abrite trois cloches.

 

Les clefs de voûtes historiées méritent une attention particulière, sont reconnaissables, entre autres, le Christ et Sainte Catherine. Sur la clef de la croisée du transept, Saint Antoine ermite peut être identifié grâce à la présence de son bâton en forme de tau et de son animal familier, le cochon. Une autre clef, dans le collatéral nord, est ornée du même personnage. Dans l’église, une confrérie était placée sous la protection de ce saint.

L’église a conservé une grande partie du mobilier dont elle a été progressivement dotée au cours du XIXe siècle, période de prospérité pour la région.

En 1858, selon un document conservé dans les archives municipales, trois vitraux ont été installés dans les baies de l’abside, sans doute modifiées pour la circonstance. Celui du centre porte les armes du Cardinal Donnet, qui en est le donateur, comme cela a été le cas dans de nombreuses églises girondines. Le vitrail de la baie sud, aux couleurs éclatantes, met en valeur le thème de la Sainte Famille (300 x 100 cm), avec Joseph à gauche, Marie et l’Enfant à droite.

Les deux vitraux situés de chaque côté de la façade, fortement endommagés par l’explosion d’un dépôt de munitions allemand en 1944 ont dû être entièrement remplacés en 1949. Ce sont maintenant des vitraux en dalles de verre enchâssés dans du ciment, technique mise au point en 1929 par Jean Gaudin et Jules Albertini surtout utilisée pendant les années 1950, mais assez rapidement abandonnée compte tenu du poids des ensembles. S’inspirant de la technique de la mosaïque, elle a permis la production de vitraux abstraits, parfois signés par des peintres de renom.

L’église conserve une belle statue de Saint Symphorien (Première moitié du XIXe siècle, terre cuite de 120 cm de haut), à gauche de l’entrée, saint titulaire de l’église, qui a donné son nom au village.  Il est fêté le 22 août, ce qui correspond à la fête du village. Cette statue de style classique représente Symphorien vêtu à la romaine, avec des sandales à lanières. Par la suite, cette œuvre a été peinte en blanc à l’aide d’une solution de chaux, probablement dans le but d’imiter une statue en plâtre.

A droite, une statue de Saint Joseph patron des ouvriers, en terre cuite également, date de la même période.

 

L’ancien cimetière se trouvait sur l’arrière et les côtés de l’église. Il a été définitivement déplacé en 1877.

 

Monument aux morts

Ce monument, en marbre, commémorant les 72 morts de la Première Guerre mondiale a été réalisé par le sculpteur J. Mengué, lauréat des Arts décoratifs et auteur de La Source, œuvre conservée au musée d’Aquitaine de Bordeaux. Le monument représente une femme, personnification de la Patrie, rendant hommage au poilu mourant qui gît à ses pieds. Son inauguration a lieu en septembre 1921. Les noms des enfants de la commune disparus pendant la guerre 39-45 sont également gravés sur le socle de la statue.

 

Salle des fêtes

Place du Général de Gaulle

 

Cette vaste salle des fêtes a été édifiée sur l’emprise d’un terrain occupé depuis le XVIIIe siècle par une verrerie, démolie au moment de sa construction et inaugurée le dimanche 9 octobre 1932. L’édifice possède un étage constitué de deux galeries de bois en encorbellement sur ses murs latéraux. Il est doté d’une scène surélevée. La façade, très structurée, est ornée de belles plaques de mosaïques de style Art déco.

A l’intérieur de l’édifice, on peut voir des peintures décoratives, en toile marouflée, réalisées par le peintre René Bergey, travaillant à Villandraut. L’inspiration des cortèges de danseuses qui garnissent les murs du rez-de-chaussée restent d’inspiration classique.

L’influence de l’Art déco l’emporte pour les différents panneaux du premier étage, placés de part et d’autre de la scène et à l’arrière de la salle. Les peintures, détourées et retouchées à plusieurs reprises, ont aujourd’hui des couleurs plus intenses qu’à l’origine, particulièrement celles des fonds de rez-de-chaussée.

 

Puits à balancier

Rue du lavoir, sur une propriété privée

Ce puits aux parois circulaires utilise le système d’un long balancier de bois pour pouvoir hisser plus facilement le récipient contenant l’eau. Ces puits à balancier étaient autrefois présents auprès de toutes les maisons d’habitation. L’eau qui provenait de nappes phréatiques peu profondes retenues par des bancs d’alios, était utilisée pour les usages domestiques et pour abreuver les bêtes. A proximité des puits, des abreuvoirs en pierre sont parfois encore en place.

 

Maison Coloubie

1 cours de Verdun

Cette maison, appelée « maison Coloubie » du nom de son propriétaire après la Seconde Guerre mondiale, a été bâtie en deux temps. Le corps central est d’abord édifié, sur deux niveaux, vers 1850.

La façade, tournée vers le village, possède des baies agrémentées de cartouches sculptés dans le goût du XVIIIe siècle, et ornée au premier étage de pilastres garnis de sculptures. Vers 1900, deux ailes basses sont ajoutées de part et d’autre du corps central. Les bâtiments à usage agricole qui flanquent la maison sont également reconstruits à cette époque.

 

Chalet Mauriac et son parc (forêt d’art contemporain)

14 cours de Verdun

Le chalet de la famille Mauriac s’élève aujourd’hui au cœur d’un parc de 10 hectares, baigné par le cours de la Hure et planté de chênes et de pins plus que centenaires. Pendant son enfance et son adolescence, l’écrivain François Mauriac passait ici ses vacances. « Thérèse Desqueyroux » est le roman qui montre d’une manière évidente les liens qui attachaient l’écrivain à la terre paroupiane.

La maison, construite par la mère de François Mauriac est l’œuvre de l’architecte Marcel Ormières, bien connu sur le Bassin d’Arcachon pour y avoir construit des villas balnéaires. La maison de Saint-Symphorien participe du même style. Elle est agrandie quelques années plus tard vers l’arrière pour être dotée de commodités.

D’aspect baroque, elle surprend au cœur de l’austère forêt de pins. La richesse de son ornementation extérieure est très représentative de l’éclectisme de la fin du XIXe siècle. Le décor, encadrant un balcon, dont la balustrade en ciment imite des troncs d’arbres, est composée d’ornements en bois découpés dans la tradition des chalet suisses, de briques vernissées vertes faisant référence à l’Assyrie, et de plaques de terre cuite représentant des nénuphars, allusion à l’Egypte antique…

Le chalet et le parc sont depuis 1999 propriété de la Région Aquitaine. Ce lieu de mémoire complète heureusement le domaine de Malagar, déjà propriété de la Région. Le chalet, qui a fait l’objet de restaurations récentes, est désormais un espace dédié aux écritures numériques et contemporaines, reliant ainsi mémoire littéraire et inspiration nouvelle.

Née d’une dynamique au cœur du massif forestier des Landes de Gascogne, La Forêt d’Art Contemporain (laforetdartcontemporain.com) a pour objectif de créer en milieu rural un véritable outil de production et de diffusion d’art contemporain sous la forme d’un itinéraire régional.

Dans l’espace public du parc du chalet Mauriac, David Boeno propose un jeu d’apparition au hasard de la promenade. Il programme ce hasard en utilisant les règles du jeu de l’optique, de ce qu’il appelle la magie naturelle. Il propose sept colonnes à découvrir, les 7 comètes à venir, 7 troncs d’arbre sectionnés selon des angles de coupe obtenus d’après le calcul de la trajectoire elliptique de 7 comètes. Un miroir biseauté est enchâssé au cœur de chacune des sections. Sur chaque miroir est gravé le nom de la comète et la date de son futur passage au périhélie (point de l’orbite le plus proche du soleil).

 

Prairie humide

Lien intime entre la rivière et le village, la prairie humide de Saint-Symphorien est une zone humide d’environ un hectare. La commune l’a renaturée dans un souci de protection, de gestion et de valorisation. Le cheminement aménagé permet de (re)découvrir ce milieu extrêmement favorable à la biodiversité.

Principal affluent du Ciron, la Hure s’écoule sur une trentaine de kilomètres. Elle prend sa source vers Capuron, au sud de la commune – Ce lieu donne-t-il son nom au ruisseau, ou est-ce le ruisseau qui donne son nom au lieu-dit ? (Capuron : tête de petit Hure).

Les objectifs du projet :

  • Préserver la ripisylve (forêt de rives) de la Hure
  • Restaurer et maintenir les espaces ouverts
  • Renforcer le maillage bocager
  • Lutter contre les espèces invasives
  • Encourager la découverte

 

Lavoir ou abrevoir

Dans la commune, il existait quatre lavoirs, dont deux sont encore visibles.

Une ou deux fois par an, se faisait, dans chaque famille aisée, une grande lessive. Ceci explique le nombre impressionnant de draps que pouvait compter le trousseau d’une jeune fille de bonne famille. Le linge était mis à bouillir dans un énorme chaudron placé sur un trépied au-dessus d’un feu de bois. Une fois cette opération terminée, les draps et autres linges étaient transportés à l’aide d’une brouette aux lavoirs pour être rincés dans le courant de la Hure. Peu à peu des lessiveuses métalliques ont été utilisées, mais le rinçage à la rivière demeurait la règle.

 

Maisons d’ouvriers

Avenue des mûriers et Avenue Jean Jaurès

Ces maisons ouvrières ont été construites à partir de 1930, il s’agit du second quartier ouvrier de la commune.

Pour des raisons d’économie, ces maisons basses, de taille modeste, étaient souvent attenantes deux à deux, comme c’est ici le cas. Les habitations possédaient un petit jardin, surtout cultivé en potager.

 

Usine de gemme René-Poudenx

Boulevard de la gare. Entre 1920 et 1940 (inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques)

Seule usine de distillation des produits résineux qui subsiste en Gironde, cette usine de gemme, qui a fermé en 1966, porte le nom de son dernier propriétaire, diplômé de l’Ecole de chimie de Bordeaux. Ce dernier a veillé à la qualité des produits issus de la distillation de la résine, principalement l’essence de térébenthine et la colophane. L’usine comprend plusieurs constructions. La plus vaste, en bois sur un soubassement de brique, abrite les machines ; une autre renferme les fosses, appelées « barcous », où la résine était stockée. L’énergie était fournie par une chaudière à vapeur qui utilisait la sciure de bois comme combustible. Les produits finis étaient expédiés par rail, grâce à une dérivation de la ligne des Chemins de fer économiques, ou par camion. L’ensemble des bâtiments est la propriété de la municipalité depuis 1996.

 

Ateliers de réparation des chemins de fer économiques

13 Boulevard de la Gare (inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques)

Trois ateliers de réparation pour l’entretien du matériel roulant de la Compagnie des Chemins de Fer Economiques, créée à la fin du XIXe siècle, étaient implantés à Saint-Ciers-sur-Gironde, Lacanau, Saint-Symphorien. Seul celui de Saint-Symphorien, le plus important, est aujourd’hui conservé. Il est la propriété du Conseil Général. Construit en 1891, il fonctionne jusqu’en 1978. En période de pleine activité, quatre-vingt ouvriers y exercent de nombreuses professions : chaudronnier, ajusteur, menuisier, tapissier, peintre, ferronnier, ferblantier, raboteur, forgeron, monteur, etc.

Il est l’un des rares exemples européens d’atelier ferroviaire de la fin du XIXe siècle dont les machines-outils et l’agencement intérieur demeurent encore en place, ce qui en fait toute sa valeur patrimoniale. Le bâtiment principal, à peu près rectangulaire de 32 m sur 24, est constitué de murs en brique renforcés par une armature de bois, comme tous les bâtiments industriels de la fin du XIXe siècle. Un bâtiment annexe en bois était consacré aux petites réparations sur les wagons.

A l’origine, le sol était, pour des raisons de sécurité, couvert de pavés en bois de pin, qui subsistent sur une grande partie des sols. Ils étouffent les bruits, évitent d’abîmer les outils lorsqu’ils chutent et surtout sont moins froids pour les ouvriers chaussés de sabots.

Un important équipement en machines-outils subsiste : tour à reprofiler les essieux, tour à bancs rompus, presses hydrauliques, postes de soudage, vérins synchronisés pour soulever les wagons, étaux limeurs, cisailleurs, perceuses radiales, fraiseuses à tête universelle… Tous les éléments de la transmission par courroie sont encore en place.

A l’extérieur des Ateliers subsistent les vestiges des voies qui venaient de la gare et conduisaient directement aux ateliers, des postes d’aiguillage (avec contrepoids), des plaques tournantes servant au changement de direction des motrices vers les ateliers ou les hangars.

Une construction de section circulaire en tôle, édifié sur des moellons, recouvert de lierre, est appelé le « château d’eau ». D’une capacité de 50 mètres cubes, sa hauteur permettait d’accroître la pression et de faciliter le nettoyage des chaudières de locomotives.

Une locomotive Diesel électrique américaine n°4030 (1944) louée à la Cellulose du Pin est présente sur le site. Le même modèle n°4029, circule à Marquèze tractant le train touristique. Une autre est présente à Guîtres. Ces locomotives, surplus américains qui avaient servi au moment du débarquement, furent rachetées pour remplacer les machines à vapeur.

 

Passerelle

Le bourg de Saint-Symphorien s’est développé au XIXe siècle autour de l’église, sur la rive gauche de la Hure. Par la suite, la localisation des industries sur la rive droite de ce cours d’eau, qui n’était franchissable que par le pont de la route de Villandraut et celui de la route du lavoir, a rendu nécessaire, dès les années 1880, la construction d’une passerelle pour piétons sur la Hure. Réalisée en 1913, cette passerelle permettait, entre autres, de relier directement la gare et le cœur du village. Ses garde-fous, dont les arceaux imitaient des troncs d’arbres, étaient garnis de boules. Ces ornements, altérés par la corrosion de la rouille, ont été refaits après la Seconde Guerre mondiale dans le même matériau, mais selon un modèle plus simple.

La passerelle, devenue trop dangereuse car trop endommagée, a été entièrement refaite en 2018. C’est le bois qui a été choisi comme matériau pour cette restauration.

 

Croix de mission

Une croix de mission est érigée sur la pointe formée par la rue Lapeyre et la rue Pasteur, à l’occasion de Pâques 1913. La plaque scellée au-dessous de cette croix rappelle que la récitation d’un Pater et d’un Ave vaut cent jours d’indulgence.

 

Maison « de Thérèse Desqueyroux »

Place de la République

Cette belle maison, édifiée au milieu du XIXe siècle, a été celle du juge Bernard Lapeyre. La façade, symétrique et régulière, est bien dans la tradition architecturale en vogue au début du XIXe siècle. Les baies du premier étage sont surmontées de frontons. Côté jardin, une tourelle polygonale en brique et pierre est ajoutée en 1865. Cette maison est étroitement liée au souvenir de l’écrivain François Mauriac (1885-1970).

Dans son roman « Thérèse Desqueyroux », qui évoque les paysages et les gens de la Haute-Lande Girondine, il situe en ce lieu la maison de l’héroïne. L’écrivain connaissait particulièrement bien cette maison qui appartenait à ses cousins Lapeyre (famille maternelle).

 

Ancienne Mairie

Place de la République

Selon le cadastre de 1844, une maison qui servait de presbytère occupait son emplacement au début du XIXe siècle. D’après les archives municipales, cette demeure, alors propriété de la commune, s’est effondrée en 1858 et a été par la suite partiellement reconstruite. L’édifice est couronné d’un fronton à volutes daté de 1879, sur lequel est placée une horloge à mouvement perpétuel. Ce bâtiment a servi pour la justice de paix, la mairie – en 1900, il y a un musée des Drapeaux, ceux des conscrits, un par classe depuis 1870 – et l’école des garçons avec le logement du directeur. Après la disparition de la justice de paix, le transfert de la mairie dans la maison Callen et la construction du collège, l’occupation du bâtiment est profondément modifiée : cabinet dentaire puis vétérinaire, habitation, école de danse, association « Solidarité paroupiane », école de musique, salle de conférence.

 

Mairie (« Château Callen »)

Place de la République. Depuis 1950-1952, les bureaux de la mairie et de la perception sont installés dans ce bâtiment.

L’actuelle mairie, édifiée au milieu du XIXe siècle, comporte un corps de bâtiment rectangulaire bâti en pierres calcaires venant de carrières de la vallée du Ciron. Sur une parcelle appartenant en 1844 à Jean Baptiste, Jules Lapeyre, Joseph Callen élève son habitation entre 1846 et 1851. La façade, un peu en retrait de la place, a une disposition très sobre, et son principal ornement est une corniche à denticules. En 1851, selon une mode architecturale qui fleurit à l’époque de Napoléon III, deux tourelles polygonales en pierres et briques sont ajoutées à la façade arrière tournée vers le jardin, donnant à l’édifice une allure de petit manoir. Les deux ailes de la mairie ont été établies postérieurement : l’aile sud est transformée en bibliothèque municipale (médiathèque Jean Vautrin) depuis 1996.

 

Cercle ouvrier

En 1898, le terrain de la rue Carnot est acheté par les frères Sore, Pierre et Joseph. Sur cette propriété, il existe aussi un puits mitoyen, toujours visible, accoté sur le mur de clôture gauche. Mrs Sore font construire un immeuble d’habitation qui, très vite, devient le siège du cercle. En 1910, la décision d’acheter cet immeuble est prise. Des aménagements sont indispensables. Calixte Duret, architecte, est chargé de l’étude. La démolition des cloisons intérieures du rez-de-chaussée et leur remplacement par des piliers ronds sont nécessaires afin de réaliser la belle salle que les Paroupians connaissent. Ce sont les adhérents qui se cotisent pour réunir la totalité des fonds, et les remboursements se font par tirage au sort. Huit ans plus tard, le dernier souscripteur retrouve sa mise.

Créé en 1898 par les propriétaires de Saint-Symphorien et de Saint-Léger, le cercle ouvrier a « pour but de resserrer les liens de fraternité qui unissent déjà ses membres et de leur faciliter l’économie par les moyens de coopération qu’elle possède ». Ces notables locaux, républicains, lettrés pour la plupart, tenaient à avoir le soutien populaire, des bergers et résiniers de nos campagnes, peu instruits et très pauvres. Le premier président est M. Callen, industriel local de la résine, député maire et conseiller général du canton. Pendant l’Occupation, une partie du cercle a été réquisitionnée. La grande salle convertie en dortoir est interdite aux adhérents. Les archives assez maigres ne permettent pas de connaître toute l’histoire du cercle.

Le cercle a fêté ses cent ans le 1er mai 1998. Le spectacle donné a cette occasion, La Main à la poche, met l’accent sur l’aspect ouvrier de l’évolution du cercle.

Aujourd’hui, ce café associatif est un lieu de vie favorisant les rencontres entre les générations. Espace de rencontres, de spectacles et de concerts, il accueille, entre autres, des groupes musicaux régionaux.

 

Maison Réglat

Cours Gambetta

Cette vaste maison, sur un jardin en terrasse descendant jusqu’à la Hure, est représentative du parcellaire du bourg au début de son histoire. Au XVIIIe siècle, autour de l’église, de vastes demeures étaient installées dans de grandes parcelles encloses de murs perpendiculaires au cours de la petite rivière.

Les communs de cette demeure conservent des arcs brisés en pierre, vestiges d’une construction ancienne, qui sont apparus lors d’une restauration récente. La maison actuelle a été édifiée sur deux niveaux, et flanquée vers le sud de deux tourelles polygonales, caractéristiques dans le village de l’époque de Napoléon III (comme la maison Thérèse Desqueyroux et la mairie). Monsieur Etienne Réglat est avocat à Bazas dans les premières années du XXe siècle. Son fils Georges, capitaine de vaisseau, dit « l’amiral » y habite jusqu’à sa mort en 1949. En 1940, des aviateurs anglais se trouvent coupés de tout par l’avance allemande. Plusieurs sont hébergés par M. Réglat qui réussit à les soustraire à la curiosité des premiers occupants et à leur faire regagner l’Angleterre via l’Espagne.

Après avoir été occupée, à partir de 1970, par des religieuses du Père de Foucauld s’occupant d’enfants handicapés et des sœurs Nazaréennes, elle est la propriété de la Maison de Saint-Jean depuis 1991.

 

Maison Dubourg

 

Cette vaste demeure édifiée par la famille Dubourg Félix, docteur, dans les années 1925-1930, témoigne de la prospérité du village à cette époque, et de son développement le long de la route de Villandraut. Contrairement aux constructions du centre du village en pierre, celle-ci est construite en brique, le transport de ce matériau étant facilité par les chemins de fer. Une importante série de « chiens assis » souligne les baies mansardées de l’édifice.

 

Ancien castel Martiot – Domaine de Saint-Amand (Maison Siclis)

21 avenue Jean Jaurès (inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques)

Cette maison a été construite par la famille Duluc, qui possédait une importante usine de transformation du bois. Les Duluc ont fait appel à un architecte connu, Charles Siclis, auteur à Paris du théâtre Pigalle et du café Dupont-Latin. Siclis avait déjà réalisé dans le Sud-Ouest de la France la maison des Rothschild à Biarritz et celle des Gounouilhou à Mérignac, détruite par l’extension de l’aéroport.

L’édifice a été réalisé entre 1934 et 1938. Le plan rectangulaire est animé par des décrochements et flanqué d’une tour au sud-est et d’un patio au sud. La construction en béton armé est percée de larges baies aux huisseries métalliques et coiffée d’un toit à quatre pentes, très incliné. L’architecte a également réalisé le décor intérieur et dessiné quelques éléments de décoration. Il a conçu le parc, qui comporte des canaux, des fontaines et des bassins, en relation avec la distribution de la maison. Près de l’entrée, la conciergerie abrite les garages et la maison du gardien. Une colonnade l’entoure sur deux côtés visibles de la maison.

L’emploi d’un matériau moderne, le béton armé, encore rarement utilisé pour des maisons particulières, est le seul point commun avec les réalisations contemporaines de Le Corbusier, comme par exemple la Cité Frugès à Pessac.

 

Grange muletière

Avenue Jean-Jaurès (inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques)

Cette vaste construction de bois a été édifiée entre 1944 et 1945, pour la famille Duluc. La grange a été assemblée par des compagnons charpentiers. Les plans ont été fait par André Lamire, architecte à Bordeaux, qui a aussi construit le cinéma « Splendid » à Langoiran.

Posée sur un solin de pierre du Lot, la construction de bois est contrebutée vers l’ouest de madriers obliques dont les extrémités sont joliment façonnées, ce qui en fait toute l’originalité. La porte d’entrée de la grange montre également un savant assemblage de planches disposées en losanges. Ce système permet de soutenir la saillie du toit et de protéger le bâtiment contre les pluies.

A l’intérieur de la grange, le sol est pavé de billots de bois de pin. S’y trouve également, un râtelier destiné à une dizaine de mules. Les mules étaient utilisées comme animaux de trait, en particulier pour tracter les chariots transportant le bois brut, communément appelés les « bros », mais aussi les produits manufacturés.

 

Les maisons d’ouvriers

Avenue Jean Jaurès (route de St Léger de Balson)

Au moment de la prospérité économique apportée par l’exploitation du pin, « l’arbre d’or », dans la seconde moitié du XIXe siècle et le début du siècle suivant, de nombreuses activités industrielles se développent à Saint-Symphorien, entraînant la construction de maisons pour les ouvriers à la périphérie du village. Le nom du « Petit Moscou » évoque l’un de ces quartiers.

 

L’ancienne gare

Sur la piste cyclable

L’ancienne gare est maintenant transformée en maison d’habitation.

La voie ferrée est maintenant la piste cyclable qui relie le bassin d’Arcachon à Bazas.

 

Moulin du Marian

Situé sur le cours de la Hure, ce moulin est le seul intact des quatre moulins qui existaient sur cette rivière. Le moulin de Marian, également appelé moulin du Gros, est implanté dans un site champêtre, à l’écart des grandes voies de communication, le moulin se présente tel qu’il devait être au début du XIXe siècle. Des sources écrites attestent son existence dès 1828, il est resté en activité jusqu’à la guerre de 1939.

Il possède encore une partie de ses installations intérieures, et en particulier la grande roue à broyer le grain. Une retenue d’eau, en amont, destinée à réguler le débit de la Hure, est parfaitement conservée, ainsi que le pont de pierre à deux arceaux qui franchit la petite rivière en aval du lac artificiel, supportant le chemin communal qui rejoint le quartier de Jouanhaut.

François Mauriac évoque à plusieurs reprise ce moulin dans son œuvre, particulièrement dans « Le mystère Frontenac ». En voici quelques lignes : « Le chemin de sable aboutit au pont à l’entrée du moulin…le vieux cœur du moulin battait encore dans le crépuscule. Les pauvres maisons fumantes au ras de la terre, le ruisseau, les prairies composaient une clairière de verdure, d’eau et de vie cachée que cernaient de toute part les plus vieux pins de la commune ».

 

Stèle Burckart-Lafont

 

La période de l’occupation allemande a été marquée par des actes de résistance, comme l’explosion du dépôt de munitions de Saint-Symphorien, qui avait déclenché un violent incendie et causé des dégâts dans plusieurs maisons, particulièrement celles du quartier du Carbouey. Ce monument perpétue la mémoire de deux résistants, Burckart et Lafont, arrêtés en août 1944, puis torturés et fusillés par les troupes d’occupation de la division Das Reich.

L’histoire de ces journées d’août 1944 est racontée par Christiane Filleau, dans son livre Notre village – notes et souvenirs sur Saint-Symphorien, en page 133.

 

 

Maison Martin-Travet

Entre 1781 et 1789, charpentier : Jean Garbay, Route d’Argelouse Quartier Jouanhaut

Cette maison est celle du propriétaire laboureur Jean Martin-Travet. Comme en témoigne une inscription gravée sur la poutre maîtresse de l’auvent, elle a été construite juste avant la Révolution par Jean Garbay, qui est probablement un charpentier venu de Luxey, dans les Landes, où est située une demeure très semblable, datée de 1772. A Jouanhaut comme à Luxey, les maisons se caractérisent par la présence d’un vaste auvent qui se déploie à l’est sur toute la largeur et la hauteur de la façade. Ce type d’auvent fournit un bel exemple de la virtuosité du travail du bois dans l’architecture civile de la Haute-Lande au XVIIIe siècle, avec ses arbalétriers courbes soutenus par dix piliers et ses balustres de bois sur deux niveaux.

Elle a servi de toile de fond à deux films :
– 1962 « Thérèse Desqueyroux » de Georges Franju avec Emmanuelle Riva, Philippe Noiret et Samy Frey.
– 1982 « Le Meurtre de Pierre Lacaze » de Jean Delannoy avec Marie France Pisier, Roger Hanin, Michel Creton, et Corinne Marchand.

 

Puits à balancier

XIXe siècle. Maison du « paysan de Lassus », Route de Bourideys.

 

Ce puits est identique à celui situé dans le bourg. Les puits à balancier des quartiers ont servi plus longtemps, alors que ceux du bourg ont rapidement été remplacé par des pompes.

 

 

Four à pain

XIXe siècle. Maison du « paysan de Lassus », Route de Bourideys.

Les exploitations agricoles des différents quartiers autour du bourg ont continué jusqu’au milieu du XXe siècle à fabriquer leur propre pain, généralement cuit une fois par semaine. Ce four à pain de plan carré, construit un peu à l’écart de la maison, comprend dans sa partie basse un vaste foyer, surmonté par un compartiment couvert d’une voûte en brique réfractaire qui constitue le four proprement dit.

 

 

 


Bibliographie :

Blasons des communes de la gironde – Jean Jacques Déogracias

Notre village – Notes et souvenirs sur Saint-Symphorien – Christiane Filleau

Le patrimoine des communes de la Gironde – Tome 2